111, Avenue François Charles Pointe Noire, REPUBLIQUE DU CONGO

ORGANISATION ET MISSION DU CENTRE RÉGIONAL DE SÉCURITÉ MARITIME DE L’AFRIQUE CENTRALE (CRESMAC)

Le CRESMAC est un organe multinational et multifonctionnel constitué des fonctionnaires civils et militaires issus des administrations des Etats membres ayant des compétences en rapport avec le milieu marin, telles qu’énumérées ci – après :

  1. la Marine Nationale ;
  2. la Marine Marchande et ports ;
  3. l’Administration des Pêches ;
  4. la Police et la Gendarmerie aux frontières ;
  5. les Douanes ;
  6. l’Administration de l’Environnement ;
  7. le Conseil des Chargeurs.

Le CRESMAC est installé à Pointe-Noire en République du CONGO et a pour mission d’assurer, au niveau stratégique, la maîtrise de l’espace maritime des Etats de la CEEAC du Golfe de Guinée par :

  • La protection des ressources naturelles et des zones de pêche artisanale maritime ;
  • La sécurisation des routes maritimes ;
  • La lutte contre :
    • l’immigration clandestine ;
    • le trafic de drogues ;
    • la circulation frauduleuse d’armes légères de petits calibres ;
    • la piraterie et la prise d’otages en mer ;
    • la pollution marine ;
    • les navires sous norme ;
  • et toute autre mission nécessaire à la mise en œuvre de la stratégie.

Pour l’exécution de ses missions, le CRESMAC est au sommet d’une architecture opérationnelle à trois (3) niveaux :

  • Au niveau régional, le CRESMAC ;
  • Au niveau des zones maritimes, les centres multinationaux de coordination (CMC) chargés de la planification et de la mise en œuvre opérationnelle et tactique ;
  • Au niveau national, les centres opérationnels de marine (COM) chargés de la mise en œuvre et de la coordination tactique des forces nationales.

Les CMC sont installés à Douala au CAMEROUN (zone D) et en cours d’installation en ANGOLA (zone A).

OPERATIONNALISATION

L’opérationnalisation du CRESMAC en cours consiste à appliquer le plan de montée en puissance du dispositif sécuritaire de l’espace maritime, élaboré par le secrétariat de la CEEAC en décembre 2012.

Dans la phase de montée en puissance, le CRESMAC est lié à divers partenariats publics et privés, multiformes et multisectoriels tels son implication aux exercices OBANGAME EXPRESS avec les USA et NEMO avec la France, ainsi que sa participation aux ateliers et conférences liés à l’action de l’état en mer (AEM) tels ceux organisés par le groupe G7 ++ et l’Union Européenne dans le cadre du renforcement des capacités visant à la formation et l’entrainement de ses personnels.

Le CRESMAC bénéficie du soutien logistique et financier du Secrétariat Général de la CEEAC, mais également de la République du CONGO et de projets divers. A ce jour, l’équipement, l’armement en personnel et la mise en œuvre d’un centre de veille se poursuivent progressivement.

Cependant, l’activation du CMC de la zone A en ANGOLA calquée sur le modèle du CMC de la zone D au CAMEROUN à Douala, dont l’action a donné des résultats tangibles dans l’espace CEEAC, complètera le dispositif du protocole de Kinshasa et contribuera de façon remarquable à la promotion de la sécurité et la sûreté maritime dans le Golfe de Guinée.

Enfin, l’organisation de la Conférence Maritime des Etats de la CEEAC pourrait être un vecteur de la remobilisation de tous les acteurs liés à l’AEM pour faciliter l’application du protocole de Kinshasa.

Enfin, l’organisation de la Conférence Maritime des Etats de la CEEAC pourrait être un vecteur de la remobilisation de tous les acteurs liés à l’AEM pour faciliter l’application du protocole de Kinshasa.

L’ESPACE MARITIME DE THÉÂTRE

La superficie de l’espace maritime de théâtre des Etats de la CEEAC dans le golfe de Guinée s’étend sur 1.224.912 Km2 et est long de 3307km. Il est subdivisé en deux (2) zones :

  • La zone A comprenant : l’ANGOLA, le CONGO et la RDC
  • La zone D comprenant : le CAMEROUN, le GABON, la GUINEE EQUATORIALE et SAO TOME ET PRINCIPE

RÈGLES ET PROCÉDURES

Le CRESMAC met en place un régime de déclaration volontaire pour les navires opérant dans son espace.

Tous les navires opérant dans les zones A et D sont encouragés à mettre en œuvre le système AIS, à communiquer et établir un contact avec les différents CMC et le centre de veille du CRESMAC à Pointe Noire par mails ou par téléphone.

Une fois le contact établi, le CRESMAC et ses différents CMC seront en mesure de :

  • Prévenir le navire sur les incidents éventuels
  • Envoyer aux navires les rapports des incidents et des activités suspectes dans la zone de transit
  • Partager les informations de sécurité fournies par les navires et autres sources aux autorités compétentes pour tout besoin.

Le CRESMAC encourage également les navires en transit dans son espace de signaler toutes les activités et les mouvements observés dans son environnement immédiat de navigation tous les jours selon le MODELE DE RAPPORT DANS L’ESPACE CEEAC-1 à télécharger.

Le 28 février 2008 à Libreville, le Conseil des Ministres du COPAX tenant compte de la recrudescence des actes de piraterie (golfe d’Aden et Golfe de Guinée) décide de la mise en place d’une réponse communautaire à la menace.

Le 24 octobre 2009 à Kinshasa, les chefs d’Etat et de gouvernement de la CEEAC signent le Protocole de Kinshasa, relatif à « la stratégie de sécurisation des intérêts vitaux en mer des États de la CEEAC » qui s’articule autour du COPAX en favorisant une synergie avec la Commission du Golfe de Guinée (CGG), la CEDEAO et les Amis du Golfe de Guinée (GoG).

La Stratégie de sécurisation des intérêts vitaux en mer des États de la CEEAC dans le Golfe de Guinée (GoG) est articulée autour des six (6) piliers ainsi qu’il suit :

  • la surveillance communautaire de l’espace CEEAC du Golfe de Guinée ;
  • l’échange et la gestion communautaire de l’information ;
  • l’harmonisation de l’Action des Etats Parties en mer ;
  • l’institutionnalisation d’une taxe communautaire sur la base des mécanismes existants ;
  • l’acquisition et l’entretien des équipements majeurs des Etats mis à la disposition de la Stratégie pour garantir une capacité opérationnelle ;
  • l’institutionnalisation de la Conférence Maritime de la CEEAC.

Le protocole de Kinshasa a décidé de la création du Centre Régional de Sécurité Maritime de l’Afrique Centrale (CRESMAC) dont les Etats contributeurs sont : ANGOLA, CAMEROUN, CONGO, GABON, GUINEE EQUATORIALE, RCA, RDC, SAO TOME ET PRINCIPE, et TCHAD. Le BURUNDI ne fait pas partie des Etats contributeurs.

Le CRESMAC est un organe civilo-militaire communautaire de coordination stratégique et opérationnelle sous la tutelle du Secrétariat Général de la Communauté Economique des Etats de L’Afrique Centrale (CEEAC) et son siège est établi à Pointe Noire en République du CONGO depuis le 20 octobre 2014.

Le CRESMAC assure la coordination de la maitrise de l’espace maritime qui s’étend de la frontière entre le CAMEROUN et le NIGÉRIA au nord et entre l’ANGOLA et la NAMIBIE au sud et englobe les zones économiques exclusives des Etats parties.

Les contingences communautaires commandent la répartition organique et fonctionnelle du CRESMAC par pays contributeur dont l’organigramme de démarrage est composé d’une (01) direction avec huit (08) bureaux et un centre de veille (organigramme ci-dessous). Cet organigramme devrait évoluer vers 2017 en une Direction avec quatre services (services administration et finances, opérations, administration maritime et logistique) conformément au plan de montée en puissance.

= Poste occupé
= Poste à pourvoir